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La Tour Rose n’a pas attendu l’inscription au patrimoine de l’humanité pour être un établissement connu et reconnu au-delà des frontières. La clientèle étrangère, séduite par ce site Renaissance, y régnait en maître.

Cependant, il fallait un nouveau souffle, après les changements de propriétaires et les travaux réalisés, pour réinscrire cet hôtel restaurant de charme dans le cœur des lyonnais. C’est aujourd’hui chose faite avec, cerise sur le gâteau, une foule de nouveautés culinaires et culturelles en préparation.

La Tour Rose Lyon
La Tour Rose Lyon


Restaurant La Tour Rose dans le vieux Lyon


Dans les années 90, il suffisait de pousser la porte pour que la magie des lieux opèrent. Vous étiez hors du temps. Il régnait à la Tour Rose un parfum de sérénité et d’éternité. Ce n’est pas par hasard si la légende veut que Molière y résida trois ans.

Plus qu’un hôtel, la Tour fut un lieu de vie où sobriété, raffinement et curiosité se déclinaient à loisir. Après de multiples rebondissements (placement en liquidation judiciaire puis fermeture), les nouveaux propriétaires des lieux, vous reçoivent en amis. Que vous soyez connus ou inconnus, vous serez toujours accueillis chaleureusement par eux comme par le personnel.

Avec son dédale de style Renaissance, entre jardins en terrasse, bassins et chutes d'eau, galeries à balustres, la Tour dévoile son charme toscan en perpétuelle mutation, tel que le rêvent les poètes et les peintres.

Un lieu splendide au cœur du vieux Lyon.

Food traboule, le nouveau concept de la Tour Rose


Avant sa fermeture, les Terrasses de la Tour avaient été lancées par le célèbre cuisinier, hors pair, Philippe Chavent.

Food traboule est aux mains de l’ancienne gagnante de la célèbre émission culinaire de M6, « Top Chef ». Avec son mari Ludovic Mey, Tabata crée un nouveau lieu de restauration collaboratif et convivial avec une nourriture élaborée avec des produits de saisons et de qualité. Et le nom donné à ce nouveau concept se prête plutôt bien à l’ambiance et l’histoire du quartier puisqu’il s’appellera Food Traboule. 

Un espace immense de 800 m² sur 4 étages, où 8 box et 4 corners seront dédiés à la restauration et investis par des chefs qui proposeront une cuisine décomplexée autour de bons produits. Un bar, un coffee shop, une salle privatisable pour des événements, des dîners privatifs, des expositions et autres animations éphémères. Tout est imaginé pour proposer une expérience gourmande diversifiée, généreuse, conviviale et abordable tout au long de la journée.

Un concept qui rappelle celui de La Commune dans le 7ième arrondissement de Lyon.

Un espace nuit revisité


Nathalie Grynbaum et Stéphanie Marquez ont imaginé le concept original et unique de MiHotel en créant des 12 suites connectées et digitales. Déjà présent à Lyon, le concept MilHotel dissémine au cœur de la ville de véritables cocons urbains, tous différents, au design contemporain et élégant, domotisés et équipés high tech.

"Pas de clef, ni de desk, la réservation se fait sur MiHotel.fr générant un code d’accès unique. Une offre de services sur commande 100 % connectée via une application interne permet également la gestion de toutes les demandes avec efficacité." MiHotel propose ainsi tous les services d’un hôtel de luxe dans un esprit intimiste et ce en toute liberté. Il existe déjà un réseau de 25 suites indépendantes autour de la place Bellecour à Lyon.

La Tour Rose avant les travaux, un lieu historique et culturel

Après une longue période de fermeture de l'établissement, il est bon de rappeler le passé historique de l'ancien hôtel et restaurant dont le mobilier fut vendu lors d'une vente aux enchères en 2018.

Petit rappel de ce qu'était La Tour Rose dans un passé pas si lointain...un peu de nostalgie ne fait pas de mal...

Les célébrités, celles qui franchissent plus volontiers l’Atlantique que le péage de Villefranche, ont largement contribué à la réputation de l’hôtel. « Elles venaient ici pour se ressourcer en toute discrétion » précisait Alain Dinc qui aimait faire visiter son hôtel comme sa propre maison. Les 12 chambres, dont la suite, constituaient des œuvres uniques tapissées par les plus grands soyeux lyonnais et procuraient toutes les sensations d’émerveillement et de dépaysement que l’on attendait d’un tel lieu.

A la fois très lyonnais et très cosmopolite, on prenait vite ses habitudes au bar de la tour. Cet endroit était à fréquenter absolument !

En été, il faisait bon siroter le cocktail du jour sur la terrasse qui jouxte le jardin de la rue du Bœuf en regardant défiler les touristes étrangers.

En hiver, la magnifique cheminée en provenance d’un château d’Irigny vous procurera it paradoxalement le supplément d’âme à la chaleur naturelle distillée au comptoir. Une petite faim ? Soit vous preniez le chemin du restaurant, soit vous commandiez une plancha pour ne pas perdre une note du pianiste. II se passait toujours quelque chose dans cet établissement où la culture occupait à nouveau une place de choix.

Aux murs, il n'y avait ni Picasso, ni Lempicka, mais des peintures d’artistes contemporains de talents comme Sandrine Paccalet ou Nora Boudjemaï et des sculptures détonantes, comme cette chaise, parsemée de compteurs à gaz, signée Nicolas Perrot.

Dans la journée, des photographes venaient avec leurs mannequins pour profiter de la beauté du lieu et l’immortaliser sur papier glacé. Chaque fin de semaine, la musique était reine et souvent les musiciens s’agglutinaient autour du piano pour un bœuf… aux petits oignons.

C’était un lieu paradisiaque pour les artistes accueillis à bras ouverts. On avait hâte de voir jouer l’étourdi de Molière, un des nombreux projets qui hantaient l’esprit de la tour. Jamais à court d’idées, les propriétaires insufflaient à la Tour rose un renouveau très attendu sans la dénaturer.

Audacieux et séducteurs, Alain Dinc et Sedat Kartal possèdaient de nombreux atouts pour faire de ce joyau lyonnais, un lieu mythique. Mais pour rester mythique, la Tour rose avait besoin d’incarner une femme que l’on ne cesse de désirer. Et c’est peut-être pour ça qu’on y revenait souvent...

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