Quitter un CDI pour travailler à son compte fait rêver de nombreux salariés. Plus de liberté, des horaires mieux maîtrisés, la possibilité de choisir ses missions et, parfois, des revenus plus élevés : sur le papier, l’indépendance a de sérieux arguments. À Lyon, avec son tissu dense de PME, de grands groupes, de start-up et d’entreprises de services, les opportunités sont nombreuses pour les consultants et experts.
Mais passer du salariat au freelancing ne s’improvise pas. Avant d’envoyer sa lettre de démission et d’acheter un nouvel ordinateur portable, mieux vaut prendre le temps de répondre à quelques questions essentielles.
1. Mon expertise peut-elle réellement se vendre ?
Être compétent dans son métier ne signifie pas automatiquement qu’il sera facile de vendre ses services en indépendant.
La première étape consiste donc à transformer son expérience professionnelle en une offre claire : quelles entreprises peuvent avoir besoin de vos compétences ? Pour résoudre quel problème ? Et pourquoi feraient-elles appel à vous plutôt qu’à un cabinet ou à un autre freelance ?
À Lyon, les opportunités peuvent notamment concerner le numérique, l’industrie, le conseil, les ressources humaines, la communication, la finance, la formation ou encore la gestion de projet.
2. Dois-je forcément créer mon entreprise ?
C'est l'une des premières idées reçues lorsqu'on évoque le freelancing. Pourtant, créer une micro-entreprise, une EURL ou une SASU n'est pas la seule possibilité.
Un consultant peut aussi opter pour le portage salarial à Lyon. Le principe repose sur une relation entre le professionnel, une entreprise de portage et l'entreprise cliente. Le consultant recherche ses missions et négocie ses conditions tandis que la société de portage prend notamment en charge la contractualisation, la facturation et le versement d'un salaire.
Cette formule peut notamment intéresser ceux qui souhaitent tester une activité indépendante sans créer immédiatement leur propre société.
3. Ai-je déjà des clients potentiels ?
Mieux vaut éviter de découvrir la prospection commerciale le lendemain de son départ de l'entreprise.
Avant de se lancer, il est utile d'identifier une première liste de prospects : anciennes relations professionnelles, entreprises de son secteur, contacts LinkedIn, recommandations ou partenaires potentiels.
L'idéal est évidemment de disposer d'une première mission ou, au minimum, de discussions suffisamment avancées pour vérifier qu'un marché existe réellement.
À Lyon, les événements professionnels, salons, espaces de coworking et réseaux d'entrepreneurs peuvent également devenir de précieux lieux de rencontre.
4. Combien dois-je facturer ?
Un salaire de 3 000 euros par mois et un chiffre d'affaires de 3 000 euros n'ont évidemment rien de comparable.
Un indépendant doit intégrer dans son tarif les périodes sans mission, les congés, les dépenses professionnelles, la protection sociale, les éventuels frais de gestion ou de comptabilité et le temps consacré à la prospection.
Pour un consultant, raisonner en tarif journalier moyen, le fameux TJM, permet généralement d'obtenir une vision plus réaliste de son modèle économique.
5. Ai-je suffisamment de sécurité financière ?
Les premiers mois ne sont pas toujours linéaires. Une mission peut être décalée, un prospect peut changer d'avis ou un paiement arriver plus tard que prévu.
Constituer une épargne de précaution avant de quitter son emploi permet de vivre cette transition avec beaucoup moins de pression.
Il faut notamment calculer ses dépenses incompressibles : logement, alimentation, transports, crédits, assurances et dépenses familiales. L'objectif est de connaître précisément le revenu mensuel minimum nécessaire.
6. Suis-je prêt à devenir aussi commercial et gestionnaire ?
Être freelance ne signifie pas uniquement exercer son métier.
Un consultant doit également prospecter, rédiger des propositions commerciales, négocier ses tarifs, suivre ses factures, développer son réseau et organiser son activité. En fonction du statut choisi, les obligations administratives peuvent également occuper une partie du temps de travail.
C'est d'ailleurs l'un des critères à prendre en compte lorsqu'on compare création d'entreprise et portage salarial : dans ce dernier cas, une partie importante de la gestion administrative est confiée à la société de portage.
7. Pourquoi ai-je réellement envie de quitter mon CDI ?
C'est peut-être la question la plus importante.
Vouloir davantage d'autonomie constitue une motivation solide. Vouloir simplement fuir une entreprise, un manager ou une période professionnelle difficile ne signifie pas forcément que le freelancing sera la meilleure réponse.
Avant de se lancer, mieux vaut donc définir ce que l'on recherche réellement : davantage de liberté, de meilleurs revenus, des missions plus variées, une nouvelle organisation de vie ou la possibilité de développer progressivement sa propre activité.
Devenir indépendant à Lyon peut ouvrir de nombreuses perspectives, mais le meilleur départ reste celui que l'on prépare. Tester son marché, calculer son seuil de rentabilité, choisir le bon statut et commencer à développer son réseau avant même de quitter son CDI permet de transformer une envie d'indépendance en véritable projet professionnel.


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