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La soie est au cœur de l’histoire de Lyon depuis des décennies. Si la filière a été vouée à disparaître, certaines entreprises se sont accrochées et leurs efforts ont abouti. Le 21 novembre dernier, Lyon la capitale de la soie, a été le lieu choisi pour la création du réseau international Silk Cities lors du festival Silk in Lyon. Ce concept reprend les modèles des réseaux tels que les villes lumière Luci ou encore le réseau des villes basé sur la gastronomie ou Delice. 

Silk Cities à Lyon
Silk Cities à Lyon


Silk Cities Lyon


Pour une bonne organisation de la filière de la soie


Le réseau Silk Cities est le fruit d’une entente entre plusieurs villes à savoir Kyoto, Valencia, Hangzhou, Londrina, Curitiba et Lyon. Elles ont en commun l’intérêt pour la soie. Leur objectif est de réunir d’ici 2025 une dizaine de villes internationales qui ont cultivé une réputation autour de ce tissu noble. Selon Pierric Chalvin, directeur général délégué d’Unitex ou UNion Inter-entreprises TEXtile Lyon : « L’idée de ce réseau Silk Cities est d’avoir de faire dialoguer les villes qui ont une histoire ancienne avec la soie, explique Pierric Chalvin, directeur général délégué d’Unitex (UNion Inter-entreprises TEXtile Lyon et sa région), l’organisation professionnelle du textile en région qui représente 600 établissements et 17 000 salariés pour un chiffre d’affaires les 3,3 milliards d’euros. 

C’est aussi de créer des passerelles entre les élus, les équipes et les industriels de ces villes et d’échanger sur leurs politiques, notamment dans le domaine touristique de manière à faire rayonner ces bonnes pratiques. » Pour que la filière de la soie devienne un secteur pesant sur la balance de l’économie mondiale et du tourisme, les villes adhérentes à ce réseau prévoient de partager leur expérience et leurs découvertes. 

La soie : un secteur prometteur


Que ce soit pour le tourisme, l’économie ou l’emploi, la soie est devenue un secteur prometteur. L’image d’une filière vouée à la disparition a été complètement effacée. C’est un vent de renouveau qui souffle actuellement. Depuis des années, la soie a véhiculé une image d’un univers professionnel mal payé et sans aucune perspective d’évolution. Pierric Chalvin souligne « … il importe de balayer les idées reçues: ce n’est pas un univers sale et mal payé. Les employés ne stagnent pas au même poste toute leur vie. Bien souvent, ce sont les professeurs et les parents qui les dissuadent de suivre cette voie industrielle au profit de formations plus nobles. 

Mais nous percevons un intérêt grandissant de la part des jeunes. Ils aiment la notion de “made in France”, les circuits courts, l’image que renvoie le luxe à la française. Il ne faut pas oublier que sans tissu il n’y a pas de défilés, pas de mode. Or, la mode reste un secteur attractif pour les nouvelles générations. »

L’image de la soie a été redorée par les grandes marques, qui en ont fait une matière noble, très sollicitée dans le luxe. Certaines grandes marques de luxe ont notamment mis la main sur de nombreuses manufactures de soie locales comme Hermès ou encore Channel. Des événements tels que Silk in Lyon permet aussi de faire (re) découvrir la soie et toutes les opportunités qui tournent autour, au-delà de sa vocation à informer les visiteurs sur la matière en elle-même. Ce festival a été l’occasion de faire connaître aux jeunes l’avenir du secteur qui reprend vie et recrute en ce moment. 

Pour aller plus loin et découvrir l'histoire de la soie, je vous conseille le musée des Tissus à Lyon.

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