Le Tunnel de Fourvière constitue l’un des principaux axes de circulation de l’agglomération lyonnaise. Situé sur la route métropolitaine M6, il traverse la colline de Fourvière et permet une liaison rapide entre le nord et le sud de la ville. Cet ouvrage joue depuis plus de cinquante ans un rôle clé dans l’organisation du trafic urbain et interurbain.
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| @matagrin |
Une position stratégique sous la colline de Fourvière
Le tunnel suit un tracé diagonal nord-sud sous la colline de Fourvière, dans le 5e arrondissement. Son entrée nord se situe à proximité du quartier de Gorge de Loup, tandis que sa sortie sud débouche sur les quais de Saône, dans le secteur de la Quarantaine. Cette localisation en fait un point de passage central pour les flux de transit traversant Lyon.
Origine et objectifs du projet
Mis en service en 1971, le tunnel de Fourvière correspond au dernier tronçon de l’autoroute A6 à avoir été ouvert. Il assurait alors une continuité directe vers l’A7 en direction de la vallée du Rhône et de Marseille, depuis le centre d’échanges de Perrache.
Le projet est lancé sous l’impulsion de Louis Pradel, maire de Lyon, avec l’objectif de fluidifier le trafic nord-sud tout en favorisant l’accès au centre-ville. À l’époque, cette infrastructure s’inscrit dans une politique d’aménagement tournée vers la voiture individuelle.
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| PC de commande du tunnel - 1988 - photo Le Progrès |
Caractéristiques techniques et conditions de circulation
Le tunnel de Fourvière mesure 1 853 mètres de long. Il comprend deux tubes indépendants, chacun doté de deux voies de circulation. Aucune bande d’arrêt d’urgence n’est présente, ce qui impose une vigilance accrue.
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| les bouchons légendaires à l'entrée du tunnel - photo des années 70 |
La vitesse maximale autorisée est fixée à 70 km/h dans les deux sens. Un radar automatique est installé à l’entrée nord en direction de Marseille, afin de contrôler le respect de cette limitation.
Saturation du trafic et contraintes réglementaires
En raison de sa situation en zone dense, le tunnel est régulièrement saturé, notamment aux heures de pointe et lors des grands déplacements estivaux. La réglementation issue de la loi Mont-Blanc impose par ailleurs une gestion stricte des flux, contribuant aux ralentissements en amont.
Ces contraintes ont conduit au développement d’axes alternatifs comme l’A46 et la rocade Est RN 346, devenus prioritaires pour les poids lourds de plus de 7,5 tonnes, sauf dérogation spécifique.
Travaux de sécurisation et modernisation
Entre 2006 et 2018, le tunnel a fait l’objet d’importants travaux de mise aux normes de sécurité, notamment à la suite de l’incendie du tunnel du Mont-Blanc. Ces interventions ont entraîné de nombreuses fermetures temporaires, principalement de nuit et durant certains week-ends.
Projets de contournement et abandon de l’A44
Un projet de contournement ouest, connu sous le nom d’Anneau des Sciences ou A44, devait permettre à terme de requalifier le tunnel en boulevard urbain. Devenu un enjeu politique majeur lors des élections municipales et métropolitaines de 2020, il a finalement été abandonné en raison de son coût et de son impact environnemental.
Un ouvrage présent dans la culture populaire
Le tunnel de Fourvière apparaît dans le film L'Horloger de Saint-Paul de Bertrand Tavernier. Il est également cité par Oldelaf dans sa chanson La Tristitude, symbole des trajets pénibles et des départs contraints.
FAQ – Tunnel de Fourvière
Quelle est la longueur du tunnel de Fourvière ?
Le tunnel mesure 1 853 mètres et se compose de deux tubes à deux voies.
Comment éviter le tunnel de Fourvière à Lyon ?
Il est recommandé d’utiliser la rocade Est (A46 ou RN 346), en particulier aux heures de pointe et pour le trafic de transit.
Qui est à l’origine du projet du tunnel de Fourvière ?
Le projet a été initié sous le mandat de Louis Pradel, maire de Lyon entre 1957 et 1976.




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